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Le Canada doit donner suite à ses engagements envers les pays en développement


December 21, 2009

Le Canada doit rapidement donner suite à ses engagements financiers afin de confirmer son appui verbal à des projets qui permettront aux pays en développement de s’adapter au changement climatique, d’après la Fédération canadienne de la faune.
 
Lors du Sommet de Copenhague, les États Unis, le Japon et plusieurs pays de l’Union européenne se sont engagés à verser 23 milliards de dollars américains sur une période de trois ans, en plus d’établir un objectif de 100 milliards de dollars d’ici 2020 afin d’aider les pays en développement à s’adapter aux répercussions les plus nuisibles des changements climatiques. 

« Il s’agit d’un grand pas en avant qui s’harmonise avec le principe du "pollueur payeur" en gestion de l’environnement », a déclaré Rick Bates, directeur administratif de la Fédération canadienne de la faune. « L’argent sera consacré à des activités comme la recherche et le développement. Il contribuera à créer des technologies adaptées localement pour réduire les émissions, et à lancer des projets en vue de minimiser les répercussions négatives du changement climatique, dont la constitution de réserves d’eau, qui atténueront les impacts de la sécheresse, ou la construction de digues, qui protégeront contre les inondations. »

« Par ailleurs, ces nouveaux montants contribueront à réduire la déforestation, qui revêt un aspect critique. En effet, la gestion durable des forêts limite les émissions de gaz à effet de serre, crée de la richesse à long terme et permet de conserver les espaces naturels », a poursuivi M. Bates.

Le Canada a tout intérêt à agir maintenant. La déforestation représente environ 17 % du total des émissions à l’échelle mondiale. Si l’on omet de réduire les émissions causées par la déforestation, des pays développés comme le Canada devront déployer davantage d’efforts pour réduire ultérieurement leurs émissions, selon M. Bates. Dans certains pays en développement, des difficultés s’opposent à l’instauration de l’infrastructure qui favorisera la mise en œuvre adéquate de programmes transparents de gestion durable des forêts. Néanmoins, le Canada possède les connaissances, les compétences ainsi que d’autres ressources qui lui permettront d’aider ces pays à créer l’infrastructure nécessaire en matière de politiques.

Le Canada a déclaré qu’il appuyait la suggestion d’octroyer des fonds aux pays défavorisés. Cependant, il ne s’est pas uni aux principaux pays en développement pour formuler un engagement spécifique lors du sommet de Copenhague. 

« Il est important que le Canada donne vraiment suite à son appui verbal, en assumant une partie proportionnelle du total de l’objectif financier », a souligné M. Bates. « Le Canada est un grand émetteur de gaz à effet de serre par habitant. Il a donc contribué plus qu’il ne l’aurait dû à créer le problème du changement climatique. D’autres pays s’attendent à ce que le Canada agisse en citoyen responsable du monde, et qu’il participe à la résolution de ce problème. »

Il faut prendre ces décisions sans tarder afin d’éclairer les pays en développement, de commencer rapidement à réduire les émissions causées par la déforestation et de permettre aux entreprises de saisir de nouvelles occasions d’affaires, a conclu Rick Bates.

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La Fédération canadienne de la faune (FCF) est un organisme de bienfaisance à but non lucratif qui représente 300 000 Canadiens. La FCF encourage l’appréciation de notre monde naturel, commandite des projets de recherche et de conservation, et recommande des modifications aux politiques qui favorisent une utilisation durable des ressources renouvelables.

Renseignements :

Louise Hanlon
Directrice des communications
Fédération canadienne de la faune
louiseh@cwf-fcf.org
(613) 599-9594 

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