La Fondation
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Photo : G. Goelzer |
La Fondation canadienne de la faune est un organisme de bienfaisance axé sur la conviction que les ressources naturelles renouvelables du Canada constituent des richesses économiques, sociales, récréatives et esthétiques qui doivent être restaurées, exploitées judicieusement et transmises aux générations futures. Son programme de financement se veut une mesure d’appui pour les habitats et l’utilisation avisée des ressources fauniques du Canada.
Deux fois par année, au printemps et à l’automne, le programme de financement de la Fondation canadienne de la faune accorde des fonds à des programmes de sensibilisation et de conservation reliés à la recherche sur les espèces sauvages, ainsi qu’à des organismes de bienfaisance canadiens enregistrés.
Au cours de la dernière année, la Fondation a financé les projets suivants :
Centre canadien coopératif de la santé de la faune
10 000 $
Le Centre canadien coopératif de la santé de la faune applique les sciences vétérinaires à la conservation et à la gestion de la faune au Canada.
Projet relatif aux milieux humides de la région appelée « Sea to Sky »
11 800 $
Ce volet du programme Wetlandkeepers de la B.C. Wildlife Federation offre aux participants une formation sur les milieux humides comprenant différents axes : initiation, inventaire, cartographie et restauration.
Zosteraies
4 500 $
Les herbiers de zostères et d’autres producteurs primaires dominants des zones côtières forment la base de réseaux trophiques entiers et offrent aux oiseaux aquatiques migrateurs, ainsi qu’à des espèces de poissons et de homards, un endroit où ils peuvent se nourrir et pondre leurs œufs. Au siècle dernier, des espèces envahissantes, comme le crabe vert, et d’autres facteurs environnementaux ont mis en péril la croissance et la survie de la zostère. Une étude menée par l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard examinera l’interaction entre les crabes verts et la zostère dans le but de découvrir des moyens de conserver les zosteraies.
Doré noir
10 000 $
Le doré noir a accusé dernièrement des changements de taille et une diminution de ses populations – des signes que l’espèce connaît des difficultés. Le Comité du Lac Saint-Pierre veut repérer les frayères et percer les habitudes migratoires du doré noir afin de préserver son habitat avant qu’il disparaisse à jamais.
Ruisseau Junction
2 900 $
Pendant des décennies, le ruisseau Junction de Sudbury, en Ontario, était pollué, en bonne partie en raison de l’industrialisation et de l’urbanisation. Personne ne savait quelles espèces de poissons le ruisseau contenait. Mais en 1993, lors d’une évaluation des populations de poisons, on trouva 12 espèces. Le Comité d’intendance du ruisseau Junction et la Nickel District Conservation Foundation procèdent à une autre évaluation des populations de poissons afin de savoir quelles sont les espèces qui vivent dans ces eaux et déterminer leur distribution dans les 23 kilomètres du tronçon principal du ruisseau.
Couleuvre agile à ventre jaune de l’Est
7 500 $
La couleuvre agile à ventre jaune de l’Est a été déclarée espèce menacée. On connaît très peu de choses à propos de sa population, recluse dans le sud et le centre de la Saskatchewan. Un programme conjoint de l’Université de Regina et du Royal Saskatchewan Museum élabore une stratégie de rétablissement de l’espèce en dégageant les caractéristiques de son habitat, en repérant ses sites d’hibernation, en prenant des échantillons à des fins d’analyse génétique et en procédant à des études visant à cerner les problèmes écologiques en cause et les moyens éventuels de les résoudre.
Cougars
4 900 $
Le parc interprovincial Cypress Hills, qui s’étend du sud-est de l’Alberta au sud-ouest de la Saskatchewan, compte depuis la fin de la décennie 1990-2000 des populations de cougars. Il n’y a pas d’autres carnivores de grande taille dans cette région. En revanche, on y trouve de nombreuses autres espèces de mammifères, comme les coyotes et les cerfs mulets, qui constituent des proies pour les cougars. En 2007, de huit à douze cougars vivaient dans le parc. Des chercheurs de l’Université de l’Alberta veulent suivre ces cougars à l’aide de colliers GPS en vue d’évaluer l’effet des saisons et de l’anthropisation sur leurs comportements. Ils observeront également combien de temps les cougars passent dans le parc et sur les terres privées.
Orignal
4 000 $
Un projet de recherche de l’Université Saint Mary’s a conduit à la constatation que l’incidence de dents brisées chez les orignaux des îles du Cap-Breton et de Terre-Neuve était beaucoup plus élevée que dans les autres collectivités publiques nord-américaines. L’analyse chimique de 500 dents a permis aux chercheurs d’établir un lien entre ce problème et la concentration de plomb dans les dents. On poursuivra les recherches sur les causes de la détérioration en étudiant l’environnement (notamment le sol et l’eau douce) de la région des hautes terres du Cap-Breton.
Grenouilles
2 700 $
Les experts estiment que la présence de grenouilles est le signe d’un écosystème en santé; l’absence de grenouilles, alors, témoigne d’une dégradation de l’écosystème. Des chercheurs étudient les grenouilles pour comprendre les effets des changements climatiques, de l’appauvrissement en ozone et de polluants comme les pesticides. La Fédération des naturalistes du Nouveau-Brunswick inc. se servira d’une trousse éducative bilingue de qualité visant à enseigner aux jeunes Néo-Brunswickois de six à douze ans l’importance des grenouilles et des crapauds pour la province.
Milieux humides
4 000 $
Les marais d’eau douce et d’eau salée ont accusé un dépérissement important au Nouveau-Brunswick en raison de l’aménagement des côtes, du drainage pour l’agriculture, de l’extension des villes et de l’exploitation forestière. Situé à Sackville, le Centre des milieux humides Tantramar offre des programmes éducatifs enseignant à plus de 1 000 élèves, de la quatrième année du primaire à la cinquième année du secondaire, l’importance des milieux humides et de leur conservation. Le programme « Les oiseaux aquatiques et les milieux humides » permet aux élèves de découvrir l’écologie des oiseaux aquatiques et de se familiariser avec leur identification. Les élèves participent en outre au baguage de canards pour apprendre comment on suit les populations d’oiseaux aquatiques. Dans le « Programme d’hiver des milieux humides », les élèves se lancent, à raquette, sur la piste d’animaux sauvages afin d’en évaluer les populations. Ils se servent d’instruments spécialisés pour étudier les invertébrés aquatiques. Ils examinent les zones tampons et les indices de refroidissement éolien afin de comprendre à quel point les habitats que forment les milieux humides sont importants pour les espèces sauvages en hiver.
Volière à papillons
2 500 $
Depuis 1999, la Maison des insectes a accueilli plus de 2 000 papillons de 60 à 90 espèces différentes. Les Canadiens peuvent aller les admirer de la mi-juin au début de septembre au Domaine de Maizerets, un parc de la ville de Québec. Cet habitat clos pour papillons amène le public à prendre conscience du rôle, de la diversité et de l’importance des papillons et des plantes qu’ils fréquentent. On propose également aux jardiniers des conseils qui aideront à protéger les papillons dans la nature.
Martinet ramoneur
7 500 $
Depuis 1968, cet oiseau insectivore a vu sa population diminuer de 95 p. 100. Avec moins de 12 000 survivants au Canada, le martinet ramoneur figure sur la liste des espèces menacées du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada depuis 2007. À l’origine, il nichait dans les arbres creux, mais à mesure que les pionniers européens ont occupé les rivages du pays, le martinet ramoneur s’est mis à élire son domicile de plus en plus souvent dans les cheminées. Au début du XIXe siècle, cet oiseau des bois se faisait de plus en plus citadin. Mais avec les chapeaux de cheminées, les cheminées de métal, les nouvelles normes de prévention des incendies et les méthodes d’exploitation forestière utilisées, le martinet peine à trouver des sites où nicher. On s’attend même à ce que les aires de nidification de l’oiseau disparaissent au cours des 30 prochaines années. La Société de biologie de Montréal entend heureusement changer le cours des choses en construisant et en installant, aux quatre coins du Québec, des cheminées artificielles qu’elle a conçus pour permettre au martinet ramoneur de se multiplier.
Soude kali
7 500 $
Plante envahissante, la soude kali s’est beaucoup répandue dans les alpages entourant le parc national Jasper, où des animaux comme le mouflon d’Amérique et le wapiti paissent en hiver. Des chercheurs de l’Université de l’Alberta étudient l’incidence de la soude kali sur les plantes indigènes de la région, et l’incidence des animaux qui y paissent sur la survie et la persistance de la soude. Ils cherchent également à savoir par quelles méthodes (qu’il s’agisse d’herbicides, de désherbage mécanique ou encore de désherbage manuel) on peut maîtriser cette mauvaise herbe.
Hirondelle noire
2 500 $
En 1985, les hirondelles noires de Colombie-Britannique ont vu leur population réduite à cinq couples reproducteurs en raison de la disparation des habitats de nidification qu’ont entraînée l’exploitation forestière, le défrichement à des fins agricoles, la lutte active contre les incendies et le développement urbain. Les sites de nidification restants étant convoités par l’étourneau sansonnet et le moineau domestique, les hirondelles noires se sont retrouvées sans abris. La Georgia Basin Ecological Assessment and Restoration Society, de Nanaimo, en Colombie-Britannique, a construit, installé et entretenu des nichoirs autour du détroit de Géorgie, ce qui a ramené la population d’hirondelles noires à 650 couples reproducteurs en 2007. Après le long printemps froid de 2008, cependant, il n’y avait plus que 555 couples reproducteurs. En 2009, la GBEARS compte surveiller attentivement les nichoirs sur le littoral maritime et en bordure des plans d’eau douce, recenser la population de l’espèce et amener son retour dans ses anciens sites d’eau douce.
Abeille maçonne
5 500 $
Dans le contexte du déclin mystérieux que connaissent actuellement les populations d’abeilles indigènes, l’Environmental Youth Alliance tente de faire revenir l’abeille maçonne bleue des vergers dans les parcs de Vancouver. L’abeille maçonne est une espèce indigène non agressive, d’une importance capitale dans la pollinisation des plantes fruitières. Avec l’installation de 53 « habitations collectives » pour abeilles dans 50 parcs de la ville, et l’aménagement de nids aux parcs Stanley, Everett Crowley et Jericho, 4 320 femelles maçonnes disposeront d’un endroit où nicher. L’EYA espère qu’en l’espace d’une génération les parcs de Vancouver compteront 65 000 nouvelles abeilles maçonnes.
Bourses d’études Orville-Erickson
10 000 $ à des étudiants du premier cycle universitaire et 16 500 $ à des étudiants des deuxième et troisième cycles
Des bourses d’études du Fonds commémoratif Orville-Erickson sont décernées chaque année à des étudiants de niveau postsecondaire qui poursuivent des études dans le domaine de la conservation de la faune et de la flore. Le Fonds est géré par la Fondation canadienne de la faune. Les sommes proviennent uniquement de dons du secteur privé faits en mémoire d’Orville Erickson. Ancien président de la FCF, M. Erickson était une figure de proue du mouvement de la conservation de la nature au Canada. En 2008, des bourses ont été attribuées à huit étudiants du premier cycle (Sarah Champagne, Robyn Davidson, Tanner Beck, Maxime Boivin, Kaycee Morrison, Kaitlyn Obstfeld, Emma Posluns et Peter Tarleton) et six étudiants des deuxième et troisième cycles (Allison Henderson, Corey Scobie, Aurélie Bourbeau-Lemieux, Sarah Lord, Adam Martinson et Kimberly Monaghan).
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