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Programme pour les espèces en voie de disparition


La Fédération canadienne de la faune a mis sur pied le Fonds pour les espèces en voie de disparition afin d’appuyer des recherches qui favoriseront la conservation d’espèces en péril. Les vastes milieux naturels du Canada foisonnent d’espèces qui ont besoin de notre aide. Elles sont cependant trop nombreuses, et les étendues naturelles qu’elles peuplent trop vastes, pour que nous puissions prendre des mesures à l’égard de chacune d’elles. C’est pourquoi la FCF a choisi de s’occuper d’abord des espèces aquatiques menacées, des espèces qui passent souvent inaperçues. Le Fonds vise principalement à faire progresser notre connaissance des espèces marines et d’eau douce, mais les projets se rapportant à des espèces emblématiques comme l’ours blanc, le caribou ou l’épaulard sont également admissibles.

Pour être admissibles à un financement dans le cadre du Fonds pour les espèces en voie de disparition de la Fédération canadienne de la faune, les projets doivent avoir trait à des questions touchant des espèces présentes au Canada, particulièrement des espèces énumérées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP) ou des espèces que le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) considère comme en péril ou pour lesquelles il ne dispose pas de données suffisantes. Voici des projets financés au cours de l’exercice 2009-2010 : 

Tortue ponctuée
7 005 $
La tortue ponctuée est la seule tortue d’eau douce du Canada que le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) considère comme étant en voie de disparition en raison de périls comme la perte et la dégradation de son habitat, la mortalité sur les routes et la capture illégale pour le marché des animaux de compagnie. Seburn Ecological Services étudie une population de tortues ponctuées dans une zone humide à proximité d’Ottawa, en Ontario. Étant donné qu’une route traverse la zone humide en question, et que la population de tortues vit à seulement 20 mètres de la route, l’organisme cherche à savoir si cette route menace la population.

Grenouille léopard
40 000 $
Dans le contexte de la décroissance continue des populations de grenouilles léopards dans toute la partie occidentale du Canada, des chercheurs du Zoo de Calgary mènent des recherches pour connaître l’état des populations en Alberta.

Tortues et mammifères marins
15 000 $
Les marqueurs acoustiques constituent un outil en vogue auprès des chercheurs qui étudient la distribution, les déplacements et la survie des poissons de mer et d’autres espèces marines. Certains chercheurs croient cependant que les signaux audibles qu’émettent les marqueurs peuvent être entendus par des mammifères marins, qu’ils éloigneraient ainsi des poissons marqués ou au contraire attireraient vers ces poissons. Le centre des sciences marines de l’Aquarium de Vancouver étudie la relation entre les smolts marqués et leurs prédateurs : des phoques communs aux otaries de Steller.

Wild Whales
10 665 $
Le centre des sciences marines de l’Aquarium de Vancouver a créé Wild Whales dans le but de renseigner le public au sujet des baleines, des dauphins, des marsouins et des tortues marines de la région de la Colombie-Britannique, et des difficultés qui se dressent sur la route de leur survie. Le programme recueille également des données sur la présence de ces animaux au large de la Colombie-Britannique.

Tortues en péril
7 040 $
Des scientifiques au Zoo de Toronto tentent de déterminer à quels dangers sont exposées les espèces de tortues en péril. Ces connaissances leur permettront de délimiter des aires d’habitat qu’il importe de protéger et de restaurer dans la région du sud de l’Ontario. Les chercheurs souhaitent également suivre de près les espèces de tortues et réduire la mortalité sur les routes des espèces en péril, en plus de sensibiliser le public à l’importance de la conservation des tortues.  

Putois d’Amérique
19 800 $
Le putois d’Amérique peuplait autrefois la région des Grandes Plaines qui s’étend du sud de la Saskatchewan à l’Alberta. Mais l’espèce, qu’on n’avait plus observée au Canada depuis 1937 en raison de la perte de son habitat, a été considérée comme disparue du pays à partir de 1978. Le Zoo de Toronto a élevé 400 putois d’Amérique depuis 1992, et il en a réintroduit un grand nombre dans les milieux naturels des États-Unis et du Mexique. En octobre 2009, 34 putois d’Amérique ont été mis en liberté dans le parc national des Prairies, en Saskatchewan. Le Zoo continue à étudier et surveiller l’espèce et compte réintroduire d’autres putois d’Amérique dans la région en 2010 et 2011.

Tortue-molle à épines, à Saint-Pierre-de-Véronne-à-Pike-River
20 000 $
On ne trouve que deux sous-populations de tortues-molles à épines au Canada; leur survie dépend ainsi de manière cruciale de la qualité de l’habitat dont elles disposent. Ces reptiles ont cependant besoin d’un habitat présentant de nombreuses caractéristiques précises, et les répercussions des activités humaines peuvent les priver de logis. Le Zoo de Granby cherche à évaluer l’état de la population de Saint-Pierre-de-Véronne-à-Pike-River et à suivre son évolution. Les chercheurs capturent des femelles à l’approche de Saint-Pierre-de-Véronne-à-Pike-River afin de les munir de transmetteurs permettant de les suivre dans leur recherche de sites de nidification, ils repèrent l’emplacement des sites de nidification et les protègent contre les prédateurs à l’aide d’un treillis métallique, ils surveillent les risques d’inondation, la prédation et la croissance des végétaux, et ils inspectent les sites de nidification pour déterminer la proportion des œufs éclos et celle des œufs qui ne se sont pas développés.

Morue
29 000 $
Puisque, par une volonté de laisser les populations se rétablir, la pêche à la morue est pratiquement tombée en désuétude dans les eaux canadiennes, les chercheurs ont formulé nombre d’hypothèses pour expliquer l’absence de véritable rétablissement. Le département de biologie de l’Université Dalhousie met à l’épreuve l’une d’entre elles : que le non-rétablissement de la morue pourrait s’expliquer en partie par la perte de populations de morues qui étaient subtilement adaptées pour prospérer dans leur milieu immédiat.

Baleine à bec commune
36 000 $
Non migratrice, la population de baleines à bec communes de la plate-forme néo-écossaise passe environ 57 p. 100 de son temps à l’entrée du Goulet. Des chercheurs du département de biologie de l’Université Dalhousie observent l’effectif de cette population et sa répartition en faisant appel à la méthode de marquage et de reprise. L’équipe rassemblera des identifications photographiques pour arriver à déterminer de manière plus précise l’effectif de la population, et examinera la répartition des baleines dans le Goulet, ainsi que leur comportement.

Tortues ontariennes
14 000 $
Des chercheurs du département de biologie de l’Université Carleton mènent des recherches pour déterminer le taux de mortalité des tortues musquées, géographiques, peintes et hargneuses (des espèces en péril) attribuable aux captures accessoires. Les scientifiques espèrent élaborer des stratégies qui contribueront à réduire les captures accessoires et la mortalité qui en résulte.

Saumon coho de l’intérieur du Fraser
24 500 $
Le département de biologie de l’Université Carleton mène des recherches pour savoir quelles sont les interactions des saumons de l’intérieur du fleuve Fraser, en Colombie-Britannique, avec les engins de pêche.

Reptiles du bassin versant de la rivière Thames
18 000 $
La Upper Thames Conservation Authority s’emploie au rétablissement d’espèces de reptiles en péril dans le partie supérieure du bassin versant de la rivière Thames, particulièrement de la tortue-molle à épines et de la couleuvre royale. L’organisme plantera une végétation indigène correspondant à leur type d’habitat, protégera les sites de nidification existants et sensibilisera les propriétaires fonciers et la collectivité à l’importance de ces espèces en péril.

Couleuvre à nez plat
16 000 $
Au cours des 20 dernières années, le nombre de couleuvres à nez plat a tombé à 7 500 en Ontario. Des chercheurs du département de biologie de l’Université d’Ottawa étudient les tendances de la couleuvre dans la sélection de son habitat afin de comprendre quels types de milieux sont essentiels pour l’espèce, notamment pour ses sites de nidification et d’hibernation. Les recherches établiront aussi en quoi consiste la destruction de l’habitat de la couleuvre dans son aire de répartition ontarienne.

Grande salamandre
30 000 $
Avec l’accroissement de l’exploitation forestière dans les forêts jardinées de la Colombie-Britannique, la salamandre géante voit ses populations se réduire, et les croisements consanguins se font plus nombreux. Le département des sciences forestières de l’Université de la Colombie-Britannique fait appel à l’analyse génétique pour comparer les niveaux de consanguinité, les schèmes de dispersion et les types d’accouplement des grandes salamandres. Les résultats aideront les chercheurs à déchiffrer quelles méthodes de rétablissement seraient les plus pertinentes pour cette espèce.

Salmonidés
73 860 $
Des chercheurs du département des sciences biologiques de l’Université de l’Alberta mesurent la performance natatoire et les capacités métaboliques d’espèces de salmonidés en péril en Alberta, ainsi que les effets que les maladies et les contaminants chimiques peuvent avoir sur l’aptitude natatoire et le comportement de ces espèces en péril.

Tortues au parc provincial Rondeau
14 850 $
Des chercheurs de l’Université de Guelph étudient la sélection des sites de nidification, le comportement lors de la nidification, le taux de prédation et le taux de succès d’éclosion de quatre espèces de tortues en péril dans le parc provincial Rondeau, en Ontario, à savoir la tortue-molle à épines, la tortue mouchetée, la tortue géographique et la tortue hargneuse.

Baleine noire
20 000 $
Le département d’océanographie de l’Université Dalhousie étudie la variation et l’abondance des proies sur lesquelles peuvent compter les baleines noires dans le bassin Roseway, en Nouvelle-Écosse. Les chercheurs observeront la corrélation entre la santé et l’abondance des proies, d’une part, et la distribution, l’alimentation, la condition physique et le succès de reproduction des baleines noires, d’autre part.

Saumon de l’intérieur de la baie de Fundy
40 000 $
Le département d’océanographie de l’Université Dalhousie étudie quel effet les caractéristiques du milieu ont sur la distribution et la densité des saumons dans l’intérieur de la baie de Fundy, en Nouvelle-Écosse.

Tortue luth
16 000 $
Le Canadian Sea Turtle Network s’attache à déterminer le risque que les engins de pêche commerciale représentent pour les luths au large de la Nouvelle-Écosse. À ce jour, ce réseau possède le plus grand ensemble de données sur la tortue luth au Canada. Le projet de recherche jouera un rôle essentiel pour assurer la conservation des tortues qui viennent, en provenance de 12 pays différents, se nourrir dans les eaux du nord de l’Atlantique.

Grenouille léopard en Colombie-Britannique
8 000 $
Les grenouilles léopards voient leurs populations albertaines se réduire depuis 30 ans en raison des changements climatiques, des maladies, de la perte et de la fragmentation de leur habitat, ainsi que de la qualité et des mesures de gestion de l’eau. L’Aquarium de Vancouver construit une deuxième serre pour élever des têtards et établir une population de grenouilles dans l’Ouest canadien.

Tortue géographique au lac des Deux Montagnes
10 000 $
Des chercheurs de l’Ecomuseum, à Sainte-Anne-de-Bellevue, au Québec, étudient les périls auxquels sont exposées les tortues géographiques du lac des Deux Montagnes. Ils cherchent également à découvrir les caractéristiques essentielles que leur milieu doit présenter au fil de leur cycle biologique, de la ponte à l’hibernation.

Esturgeon jaune
10 000 $
La Saskatchewan Watershed Authority (la régie des bassins hydrographiques de la Saskatchewan) a recueilli des données en 2009 dans le but de créer un modèle du réseau hydrographique de la rivière Saskatchewan qui précise l’influence du débit de l’eau sur l’habitat et les ressources alimentaires de l’esturgeon. Les chercheurs espèrent que ces renseignements aideront les gestionnaires des ressources hydriques et les organismes de réglementation à prédire les répercussions des stratégies d’intendance actuelles, ainsi que les répercussions des variations de débit dues aux changements climatiques et aux périodes de sécheresse.

Congrès sur les mammifères marins
5 000 $
En octobre 2009, le 18e Congrès biennal sur la biologie des mammifères marins de la Society of Marine Mammology s’est tenu à Québec. Ce congrès proposait à 2 000 scientifiques et étudiants du domaine des mammifères marins, des quatre coins du monde, de découvrir les plus récentes recherches relatives à la biologie et à la conservation de ces espèces.

 

Atelier sur les espèces en péril
1 001 $
La Bluenose Coastal Action Foundation a créé un atelier sur l’intendance des espèces en péril, qu’elle a commencé à offrir en février 2010.

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