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La Fondation


CWF Photo Club image: G. Goelzer

La Fondation canadienne da la faune est un organisme de bienfaisance axé sur la conviction que les ressources naturelles renouvelables du Canada constituent des richesses économiques, sociales, récréatives et esthétiques qui doivent être restaurées, exploitées judicieusement et transmises aux générations futures. Son programme de financement se veut une mesure d’appui pour les habitats et l’utilisation avisée des ressources fauniques du Canada.

Deux fois par année, au printemps et à l’automne, le programme de financement de la Fondation canadienne de la faune accorde des fonds à des programmes de conservation et de sensibilisation reliés à la recherche sur les espèces sauvages, ainsi qu’à des organismes de bienfaisance canadiens enregistrés.

Au cours de la dernière année, la Fondation a financé les projets suivants :

Promenade en bois pour classe de plein air
5 000 $
La Somenos Marsh Wildlife Society ajoute un prolongement de 300 pieds, surélevé, aux 500 pieds de sa promenade en bois de la « classe en plein air du marais Somenos », qui mène à un belvédère d’observation d’une zone humide. Mettant à contribution le décor naturel du marais qu’elle gère, l’organisation sensibilise les visiteurs à l’importance des habitats qu’offrent les zones humides pour les saumons.

Ombre arctique
2 500 $
Dans le nord de l’Alberta, en réponse aux besoins de l’exploitation pétrolière, on continue de construire de nouvelles routes et d’installer de nouveaux passages pour franchir les cours d’eau; parallèlement, l’ombre arctique y a vu ses populations réduites de jusqu’à 90 p. 100. L’Alberta Conservation Association étudie la situation pour découvrir si les passages et les routes ont un effet sur les populations de l’ombre arctique.

Grizzly
7 500 $
Des chercheurs au département des sciences biologiques de l’Université de l’Alberta examinent les répercussions de l’exploitation de mines à ciel ouvert sur le comportement des grizzlys entre le piedmont albertain et le versant est des Rocheuses.

Couleuvre agile à ventre jaune de l’Est
8 000 $
La couleuvre agile à ventre jaune de l’Est a été déclarée espèce menacée. On connaît très peu de choses à propos de sa population, recluse dans le centre-sud de la Saskatchewan. Un programme conjoint de l’Université de Regina et du Royal Saskatchewan Museum élabore une stratégie de rétablissement de l’espèce en dégageant les caractéristiques de son habitat, en repérant ses sites d’hibernation, en prenant des échantillons à des fins d’analyse génétique et en procédant à des études visant à déterminer les problèmes écologiques en cause et les moyens éventuels de les résoudre.

Loup de l’Est
7 000 $
Des chercheurs du département de sciences biologiques de l’Université de Montréal étudient les effets de la modification anthropique du territoire sur la santé et l’hybridation de certaines espèces, comme le loup de l’Est.

Repérage d’oiseaux de proie par satellite
5 000 $
Études d’oiseaux Canada se sert de la technologie des satellites pour suivre les déplacements des populations de pygargues à tête blanche et de hiboux des marais de l’Ontario dans le but de déterminer contre quelles difficultés ces prédateurs se heurtent. Le pygargue à tête blanche a été exposé à de nombreux périls en Ontario, notamment la chasse, la perte d’habitat et la contamination par les pesticides de synthèse comme le D.D.T. ou par les BPC. Bien que la population se soit accrue de manière constante depuis les années 1980 (principalement en raison de l’interdiction du D.D.T.), les données disponibles semblent de plus en plus indiquer que les pygargues de l’Ontario pourraient maintenant souffrir des concentrations accrues de métaux lourds, comme le plomb et le mercure. Études d’oiseaux Canada a muni 24 pygargues à tête blanche de transmetteurs afin de suivre les déplacements des jeunes et de voir s’ils sont exposés à des contaminants avant l’âge adulte.

Au cours de la dernière décennie seulement, la population des hiboux des marais du Canada s’est réduite de 25 p. 100. Le repérage par satellite permettra à Étude d’oiseaux Canada de déterminer l’emplacement des sites de reproduction de ces oiseaux, de découvrir les caractéristiques essentielles de leur habitat et de savoir si la perte et la dégradation d’habitat menacent l’espèce.

Milieux humides
4 000 $
Les marais d’eau salée et d’eau douce ont accusé un dépérissement considérable au Nouveau-Brunswick en raison de l’aménagement des côtes, du drainage pour l’agriculture, de l’extension des villes et de l’exploitation forestière. Situé à Sackville, le Centre des milieux humides Tantramar offre des programmes éducatifs enseignant à plus de 1 000 élèves, de la quatrième année du primaire à la cinquième année du secondaire, l’importance des milieux humides et de leur conservation. Le programme « Les oiseaux aquatiques et les milieux humides » permet aux élèves de découvrir l’écologie des oiseaux aquatiques et de se familiariser avec leur identification. Les élèves participent en outre au baguage de canards pour apprendre comment on suit les populations d’oiseaux aquatiques. Dans le « Programme d’hiver des milieux humides », les élèves se lancent, à raquette, sur la piste d’animaux sauvages afin d’en évaluer les populations. Ils se servent d’instruments spécialisés pour étudier des invertébrés aquatiques. Ils examinent les zones tampons et les indices de refroidissement éolien afin de comprendre à quel point les habitats que forment les milieux humides sont importants pour les espèces sauvages par temps froid.

Des véhicules aériens sans équipage pour la conservation des espèces sauvages
5 000 $
Des chercheurs au Centre d’ornithologie et de conservation des oiseaux de l’Université McGill étudient les avantages potentiels de l’utilisation de véhicules aériens sans équipage pour la conservation des espèces sauvages. Le Centre a constaté que les engins sans pilote sont davantage en mesure de recueillir des données présentant un niveau élevé d’exactitude, et qu’ils risquent moins que les aéronefs avec pilote de perturber les animaux et leurs habitats ou de leur faire du tort.

Espèces en péril en Nouvelle-Écosse
3 000 $
Le projet de conservation de l’habitat des espèces en péril du Nova Scotia Nature Trust vise à protéger des habitats essentiels pour des espèces en péril de la Nouvelle-Écosse, comme la couleuvre mince, le pluvier siffleur et le corégone de l’Atlantique.

Biodiversité
2 000 $
Le Mersey Tobeatic Research Institute possède une station de recherche dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse où des chercheurs unissent leurs efforts pour étudier des espèces sauvages. Leurs travaux visent notamment à préserver la santé des écosystèmes aquatiques du bassin versant du Haut Mersey, du parc Kejimkujik et de l’aire de nature sauvage Tobeatic, à gérer des zones humides tampons, à étudier les espèces locales en péril et à faire des recherches sur les répercussions du changement climatique et de la pollution dans la région.

Chauves-souris
5 000 $
Devant l’incidence plus élevée que jamais des décès de chauves-souris attribuables au syndrome du nez blanc aux États-Unis, les départements de biologie de l’Université Saint Mary’s et de l’Université Dalhousie effectuent une recherche conjointe pour mieux connaître l’état de santé des chauves-souris au Canada. L’équipe parcourra 32 000 kilomètres de grottes et de mines abandonnées au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Elle donnera un compte rendu de la santé générale des chauves-souris, notamment de leur état corporel et reproducteur. Elle recueillera également de petits échantillons de poils et du tissu des membranes alaires pour les soumettre à des tests génétiques. L’équipe étudiera en outre les déplacements et les activités des chauves-souris qui sont susceptibles d’entretenir un lien avec la propagation de la maladie.

Programme « Forest to Sea Watershed Education » 
4 000 $
Le programme « Forest to Sea Watershed Education » de la Galiano Conservancy Association offre une initiation à l’environnement à des écoles et des groupes de Vancouver et Victoria, en Colombie-Britannique.

Conservation de l’habitat à l’île Salt Spring
5 000 $
Il y a 45 espèces qui sont considérées comme étant en péril sur l’île Salt Spring. Étant donné que la région est constituée à 90 p. 100 de propriétés foncières privées, l’organisme Salt Spring Island Conservancy s’applique à sensibiliser le public à l’importance de cet habitat essentiel et aux espèces sauvages qui le peuplent.

Projet relatif aux milieux humides de la région appelée « Sea to Sky »
5 600 $
Ce volet du programme Wetlandkeepers de la B.C. Wildlife Federation offre aux participants une formation sur les milieux humides comprenant différents axes : initiation, inventaire, cartographie et restauration.

Oiseaux de l’Alberta
3 300 $
La Federation of Alberta Naturalists coordonne l’administration de 48 des zones importantes pour la conservation des oiseaux de l’Alberta et dirigera ses efforts vers l’établissement d’un suivi des oiseaux et de leurs habitats, l’éducation écologique, la sensibilisation communautaire et la restauration d’habitats.

Habitat des Prairies
10 400 $
Le projet Stewards of Saskatchewan de la Saskatchewan Natural History Society travaille à la conservation de 75 500 hectares de prairies naturelles, l’habitat d’espèces en péril tels la chevêche des terriers, la pie-grièche migratrice et le pluvier siffleur.

Effraie des clochers
1 650 $
Victime de la raréfaction de son habitat, l’effraie des clochers est considérée comme étant en péril tant en Ontario qu’au Québec. L’organisme Wye Marsh construit une volière dans le double but d’offrir un abri à ces oiseaux de proie et de sensibiliser les élèves de la région de Midland, en Ontario.

Reptiles en péril
7 000 $
Dans le comté de Bruce, de nombreuses espèces de reptiles sont considérées comme étant en voie de disparition, menacées ou préoccupantes, notamment la tortue ponctuée, le massasauga, la couleuvre tachetée, la couleuvre royale et la couleuvre mince. Le programme de sensibilisation aux reptiles en péril d’Ontario Nature vise à sensibiliser le comté à ces reptiles et aux moyens de réduire les dangers d’origine humaine auxquels leurs populations sont exposées.

Conservation du Parc régional des Grandes-Rivières
4 100 $
Le parc régional des Grandes-Rivières abrite 85 espèces d’oiseaux, 20 espèces de mammifères, 17 espèces de poissons, deux espèces d’amphibiens et une espèce de reptile. La Société de gestion environnementale se voue à la sensibilisation des élèves et de l’ensemble du public à l’importance des espèces sauvages de la région.

Abeilles
2 500 $
Les espèces d’abeilles disparaissent à un rythme alarmant à l’échelle mondiale. Bien que les chercheurs tentent toujours de mettre le doigt sur les causes précises, ces pollinisateurs sont exposés à de nombreux périls, notamment la destruction de leur habitat, les pesticides, la pollution, les parasites et les virus. Le projet « Backyard Bee Box » du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick vise à enseigner au public à créer des jardins favorables aux pollinisateurs et à construire des nichoirs pour les abeilles, dans le but de les protéger.

Santé des océans
7 500 $
La Société pour la nature et les parcs du Canada réalise un court métrage intitulé « Ocean Memories » pour sensibiliser les Canadiens à l’importance de nos océans et aux moyens de réduire la pollution marine. 

 

Jardinage : flore locale et papillons
6 850 $
La Friends of Keji Cooperating Association réunit des chercheurs, des agriculteurs, des personnes âgées et d’autres membres des communautés du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse afin d’aménager et d’entretenir quatre jardins de plantes indigènes. Ces jardins offriront un habitat à tout un éventail d’espèces sauvages, notamment des espèces en péril en Nouvelle-Écosse.

Sackville River
5 000 $
La Sackville Rivers Association met en œuvre deux programmes pour sensibiliser les élèves du primaire à l’importance des poissons et de leur habitat : « Fish Friends » et « River Rangers ». Au printemps, Fish Friends aide les élèves à identifier des œufs de saumon de l’Atlantique et à suivre leur développement, leur éclosion, puis le stade où les alevins débutent leur alimentation externe; les alevins sont ensuite mis en liberté dans les eaux du bassin versant de la rivière Sackville. À l’automne, le programme River Rangers renseigne les élèves du primaire au sujet des poissons indigènes, des insectes aquatiques, de la qualité de l’eau et de l’habitat des poissons propres à ce bassin versant.

Bourses d’études Orville-Erickson
22 500 $ à des étudiants des premier, deuxième et troisième cycles universitaires
Des bourses d’études du Fonds commémoratif Orville-Erickson sont décernées chaque année à des étudiants de niveau postsecondaire qui poursuivent des études dans le domaine de la conservation de la nature. Le Fonds est géré par la Fondation canadienne de la faune. Les sommes proviennent uniquement de dons du secteur privé faits en mémoire d’Orville Erickson. Ancien président de la FCF, M. Erickson était une grande figure du mouvement de la conservation de la nature au Canada. En 2009, des bourses ont été attribuées à 12 étudiants de l’un ou l’autre cycle universitaire : Cassandra Brinovcar, Jennifer Brouwer, Kayley Fowler, Brendan Guy, Julianne Kucheran, Jeff Howard, Lara Cortese, Peter Fast, Jessica Martino, Corey Scobie, Aaron Spares et Karen Vanderwolf.

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