Aquaculture
Les problèmes et les questions sans réponse dans le domaine de l’aquaculture et ses impacts écologiques sont nombreux. En limitant le poisson dans des espaces restreints non naturels, il en résulte une pollution fécale et alimentaire sous les cages flottantes, ce qui favorise la propagation des maladies chez les populations de poisson captives et sauvages. Il arrive souvent que le poisson d’élevage s’échappe, ce qui suscite des pressions considérables sur les populations sauvages alors que la concurrence augmente au niveau de l’habitat et de l’accouplement. L’accouplement en captivité des espèces non indigènes, comme le saumon de l’Atlantique sur la côte ouest et la truite arc-en-ciel sur la côte est, ont fait en sorte que des poissons se sont échappés pour ensuite survivre et se reproduire à l’état sauvage.
MPO
On a critiqué le ministère des Pêches et Océans dont on dit qu’il n’a pu respecter son mandat – qui consiste à protéger le poisson et l’habitat du poisson – dans ses efforts visant à favoriser l’aquaculture. Par conséquent, on a rendu des décisions d’affaires sans bien connaître l’environnement marin ou les impacts de l’aquaculture.
Il reste encore bien des impondérables
Il reste encore bien des impondérables lorsqu’on parle d’aquaculture, tel l’impact du pou du poisson de pisciculture sur les stocks de saumon sauvage. Dans un article récent publié dans la revue Nature, on s’est penché sur cette question particulière sur les côtes de la Colombie-Britannique et on en a déduit que les alevins de saumon rose sauvage à proximité des piscicultures ont connu une hausse de leur mortalité parce qu’ils étaient infestés par le pou du poisson. Cependant, des rapports comme celui-ci sont souvent contestés par le MPO. Le ministère prétend qu’alors qu’il étudiait la question, il n’a jamais constaté la moindre preuve à l’effet que le pou du poisson est une source de problèmes pour les populations sauvages.
On s’attarde présentement aux parcs clos. Ces parcs réduiraient les interactions entre le poisson cultivé et l’environnement aquatique, atténuant de ce fait plusieurs des préoccupations attribuables à l’aquaculture en filets ouverts, comme le pou du poisson, la pollution et l’évasion. Jusqu’à présent, cependant, les parcs clos sont impossibles à réaliser, tant du point de vue technologique qu’économique. On poursuit la recherche dans ce domaine afin de déterminer s’il est possible de surmonter les défis associés à un tel système.
Position de la FCF
La position de la FCF en matière d’aquaculture est simple – il s’agit d’intensifier la recherche et d’améliorer de façon dramatique les normes environnementales de ces opérations ou d’y mettre fin.
La FCF poursuit la recherche et respecte ce principe. La FCF est déterminée à protéger les populations de poisson sauvage et leur habitat pour ainsi assurer leur survie non seulement pour nous, mais également pour les générations futures.
|
|



