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Élevage de gibier


Laissons les animaux dans leur environnement …. sauvage! La FCF s’est longtemps battue afin de prévenir l’élevage de gibier au Canada, cette pratique qui consiste à posséder et à élever des ongulés afin d’en vendre les parties.

Pour quelle raison sommes-nous si préoccupés?

En créant ainsi des marchés pour la faune, nous faisons essentiellement en sorte que les animaux valent plus lorsqu’ils sont morts que s’ils sont vivants.

Le risque de transmission de maladies des animaux captifs aux populations sauvages est une réalité.

Au début des années 1990, le bétail canadien alors à l’abri de la tuberculose s’est trouvé menacé alors que les biologistes ont constaté que la maladie s’était attaquée au wapiti et au chevreuil sur les fermes d’élevage de gibier en Alberta.

En 1991, un ver tissulaire entraînant la paralysie et d’autres troubles neurologiques menaçait la santé de la faune au Canada. Par conséquent, Agriculture Canada a dû abattre des troupeaux infectés et fermer la frontière aux importations de cerf commun.

En 1996, on découvrit un cas d’encéphalopathie des cervidés chez un wapiti d’élevage en Saskatchewan. Cette maladie est étroitement liée à la tremblante du mouton, une maladie qui touche le mouton, ainsi qu’à la maladie de la vache folle, qui s’est attaquée au bétail en Angleterre.

Les évasions d’animaux des fermes d’élevage sont inévitables. Ces animaux présentent un risque de croisements et de création d’hybrides fertiles.

La vente légale de parties d’animaux, comme les bois, la viande et divers organes internes, accroît le risque voulant que des animaux braconnés se retrouvent sur le marché en étant présentés comme des animaux d’élevage. Ce commerce aura pour effet d’entretenir un système de croyance qui encourage la demande de produits issus de parties d’animaux illégaux. Par conséquent, le braconnage des animaux s’intensifiera.

L’accès des animaux sauvages aux sources d’aliments déjà limitées dans les habitats diminuera, puisque les fermes d’élevage doivent être entourées de clôtures d’une hauteur de 2,5 mètres. De telles clôtures peuvent obstruer ou perturber les routes de migration, sans compter que les animaux sauvages pourraient s’y prendre ou y perdre la vie en tentant d’interagir avec les animaux captifs.

L’élevage intensif contribuera à réduire ou à éradiquer des prédateurs, comme les loups, les ours et les oiseaux de proie que l’on juge nocifs pour le bétail. Les fermiers capturent des animaux à l’état libre, malgré que le gouvernement et l’industrie d’élevage les rassurent à l’effet que de telles fourrières n’existeraient pas. Puisque les animaux reproducteurs demeurent coûteux, la tentation est forte pour que les nouveaux exploitants de fermes à gibier s’en prennent aux animaux sauvages.

Les fermes à gibier sont extrêmement dispendieuses pour les contribuables, alors qu’elles leur rapportent très peu. Le gouvernement fédéral a déjà versé des millions de dollars aux fermiers en guise de compensation en raison des animaux qu’on a dû éliminer parce qu’ils avaient contracté des maladies. Parmi les autres dépenses, mentionnons la promotion de l’industrie, l’exécution des règlements et la mise en quarantaine des animaux exotiques importés.

L’abattage frivole des animaux sauvages conservés à l'intérieur d’une clôture sur les soi-disant « fermes de chasse » ressemble difficilement à un sport, sans compter que cette pratique vient diminuer notre perception de la faune. L’Alberta exporte présentement des animaux vivants vers des centres de chasse aux États-Unis où l’on trouve plusieurs fermes du genre.

Dates importantes relatives à l’encéphalopathie des cervidés (EC) au Canada

1996 – Diagnostic de l’EC chez le wapiti d’élevage en Saskatchewan.
2000 – Déclaration du premier cas d’EC chez un cerf mulet à l’état libre en Saskatchewan.
2005 – Premier diagnostic d’EC chez quatre cerfs mulets à l’état libre en Alberta.

Entre 1997 et 2008, en tout 194 chevreuils sauvages ont testé positif à l’EC en Saskatchewan.

Entre septembre 2005 et janvier 2008, 34 chevreuils sauvages ont testé positif à l’EC en Alberta.

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