Espèces menacées
Pourquoi doit-on protéger les espèces en péril?
Chaque espèce indigène au Canada joue un rôle important sur le plan écologique, qu’il s’agisse de valeurs écologiques, économiques, récréatives, scientifiques ou éducatives qui sont mesurables ou intrinsèques, spirituelles, culturelles, historiques ou esthétiques et qui sont impossibles à quantifier.
La destruction inutile des espèces nous prive, tout comme les générations futures, d’un patrimoine naturel inestimable. L’extinction d’une espèce végétale pourrait équivaloir à la perte d’un médicament capable de nous sauver la vie. Les plantes sont également essentielles afin de mettre au point des souches agricoles résistant à la maladie et à la vermine dont on a besoin pour nourrir la population de toute la planète.
Les activités à caractère faunique, comme l’observation des oiseaux, la photo, la chasse et la pêche injectent au-delà de 10 milliards de dollars par année dans l’économie canadienne. D’autres espèces fauniques faisant l’objet d’une récolte commerciale contribuent énormément aux économies locales. Nous devons regarder au-delà de ces exemples que sont la morue du Nord et le saumon du Pacifique afin de constater les ravages économiques que peut entraîner la perte d’une espèce.
Les espèces composent également le tissu des écosystèmes sains – qui entretiennent la vie sur notre planète – dont les estuaires, les étendues pastorales dans les Prairies et les anciennes forêts dont nous puisons l’air pur et l’eau. Le déclin des espèces, comme le bélouga, le putois d’Amérique et la chouette tachetée, nous démontre que la santé d’écosystèmes tout entiers est en péril. Lorsqu’on perd une espèce, l’impact ne s’arrête pas là. Les espèces à toutes les étapes de la chaîne d’alimentation sont touchées, ce qui entraîne un véritable effet en cascade.
Principales menaces guettant les espèces au Canada
Au-delà de 300 espèces de plantes et d’animaux sont protégées en vertu de la Loi sur les espèces en péril au Canada. On évoque souvent la perte et la fragmentation de l’habitat comme étant la principale raison. La coupe à blanc des forêts pour remplacer la végétation naturelle par des cultures, l’assèchement des marécages, le recours à des engrais chimiques, des pesticides et l’exploitation forestière intensive ne sont que quelques-unes des activités qui contribuent énormément à la perte de l’habitat.
Parmi les autres facteurs qui contribuent au déclin des espèces, mentionnons la contamination de l’environnement, les espèces envahissantes, les éclosions de maladies, la récolte excessive, le braconnage et le changement climatique [www.cwf-fcf.org/en/learn/issues/issues-of-concern/climate-change.html].
Que fait-on pour protéger les espèces au Canada
La Loi sur les espèces en péril (LEP), qui est entrée en vigueur en 2003, vise à protéger la faune et à empêcher l’extinction des espèces. Le Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada (CSEMDC) est un organisme scientifique reconnu et crédible qui évalue les populations des différentes espèces au Canada en se basant sur les plus récents renseignements biologiques, de sorte que le gouvernement du Canada tient compte de ses recommandations au moment de produire la liste des espèces en péril en vertu de la LEP.
Que fait la FCF pour protéger les espèces canadiennes?
La FCF est membre du Comité consultatif sur les espèces en péril. Ce comité est un groupe constitué de plusieurs intervenants comprenant des organisations non gouvernementales, l’industrie et des responsables de l’élaboration des politiques qui aident à résoudre les problèmes de réglementation et de politiques en rapport avec la LEP.
La FCF joue un rôle d’observateur permanent lors des réunions du CSEMDC. Ces réunions permettent d’évaluer les espèces et de les classer en fonction de la catégorie de risques, à savoir si elles sont disparues, extirpées, en péril, menacées, spécialement préoccupantes, non en péril ou si on manque de données à leur sujet. Ces réunions se déroulent deux fois l’an et permettent au personnel de la FCF de se tenir au fait des enjeux entourant les espèces possiblement en péril.
Nous exprimons régulièrement des recommandations en matière d’inscription des espèces individuelles dans les plans de gestion et de rétablissement. Après tout, la FCF connaît l’importance des espèces indigènes du Canada et s’efforce de protéger les populations fauniques et leurs habitats.




