Refuge faunique national dans l’Arctique
Le refuge faunique national dans l’Arctique (RFNA) dans le nord-est de l’Alaska représente 7,7 millions d’hectares d’étendues sauvages nordiques sensibles. L’enjeu concerne l’intention du gouvernement américain d’ouvrir la plaine côtière du refuge – le cœur écologique du RFNA – à l’exploration pétrolière et gazière, et ce, malgré que les estimations du US Geological Survey portent à croire qu’on y trouverait au mieux un approvisionnement d’une durée de 16 mois.
Alors que la plaine côtière n’occupe qu’une partie du RFNA, elle présente un lien direct avec la santé et la survie de plusieurs espèces nordiques et revêt une importance écologique de premier ordre pour le refuge. La conservation du caribou, de l’ours polaire, du grizzli, du mouflon de Dall, du carcajou, loups, du bœuf musqué, du renard arctique, du faucon pèlerin, de l’oie des neiges et autres, fut une des raisons pour lesquelles on a créé de refuge unique.
Les travaux de construction nécessaires afin de pouvoir exploiter le RFNA, comme les pistes d’atterrissage, les cités-dortoirs, les routes et les pipelines, entraîneraient des changements permanents dans l’environnement. Les scientifiques du gouvernement américain ont déclaré que l’exploitation de la plaine côtière aurait pour effet de nuire aux populations d’animaux sauvages.
Implication de la FCF
La question du développement de la plaine côtière n’a rien de neuf. Depuis 1960, le gouvernement canadien s’oppose à tout développement dans cette région. Tout comme le Canada, la FCF s’oppose également à tout développement du RFNA, puisque les populations de plusieurs espèces sont communes au Canada et aux États-Unis. En fait, il s’agit là d’un problème pour la FCF depuis 1963, alors qu’on s’est opposé pour la première fois au développement du RFNA et que nous défendons sa protection permanente depuis ce temps. La plaine côtière sera menacée tant et aussi longtemps qu’elle ne fera pas l’objet d’une protection permanente.




