Fiche de renseignements pour la Semaine des rivières et des océans


  • Les océans du monde fournissent 97,5 p. cent de l’eau sur la Terre et couvrent environ 70 p. cent de sa surface.
  • L’activité humaine sur la terre ferme cause 80 p. cent de la pollution des océans. Les déchets marins comme les sacs en plastique, l’équipement de pêche perdu, les porte-cannettes et les bouteilles de verre restent dans l’environnement pendant des années tuant ou blessant ainsi les baleines noires, les tortues-cuir et plusieurs autres créatures marines qui s’emmêlent dans ces détritus ou les méprennent pour de la nourriture.
  • Les océans de même que les sédiments des fonds marins représentent la plus grande surface de stockage de carbone de la planète. L’eau nous aide à lutter contre les changements climatiques en entreposant la plus grande partie du carbone présent sur la Terre dans le sol, les plantes terrestres, les dépôts de pétrole intacts et les océans.
  • Des milliards de litres d’eaux usées s’infiltrent dans nos voies navigables. Ceci inclut l’huile pour moteurs, des solvants et plusieurs produits chimiques de toutes sortes; des eaux usées industrielles inadéquatement traitées; des pesticides vaporisés dans les jardins et les récoltes; des nutriants comme les phosphates et les nitrates provenant de sources municipales ou agricoles; et  des déchets humains qui contiennent souvent des produits pharmaceutiques. La pollution marine affecte les estuaires et les eaux côtières, zones cruciales pour les espèces migratrices.
  • Pour la santé humaine, l’eau est bonne de nombreuses façons. Des médicaments pour lutter contre la leucémie ont été conçus à partir d’éponges de mer, des matériaux servant aux greffes osseuses ont été développés à partir de coraux, et des agents anti-infectieux proviennent aussi de produits de la mer.  Par exemple, le varech est un antioxydant et l’algine du varech est utilisée dans la production de crèmes glacées, de boissons, des médicaments, du papier, des produits de beauté, de la céramique, de la peinture et plusieurs autres substances.
  • L’eau sous toutes ses formes est essentiellement réutilisée et l’eau de la Terre demeure en mouvement continuel à l’intérieur du cycle hydrologique. Depuis la nuit des temps, la même quantité d’eau baigne la Terre dans un cercle sans fin. Le cycle commence lorsque la chaleur du soleil transforme l’eau en vapeur (évaporation). Les feuilles des plantes fournissent aussi de la vapeur d’eau.  Puis, lorsque la vapeur se refroidit, l’eau retombe sur la Terre sous forme de pluie, de neige ou de grésil. Les océans jouent un énorme rôle dans ce cycle : chaque année environ 330 000 kilomètres cube d’eau s’évaporent des océans!! (Le sel quant à lui ne s’évapore pas et reste sur place).
  • La pluie, la neige et le brouillard peuvent devenir acides lorsqu’ils sont en contact avec des produits chimiques dans l’air ambiant. Très peu d’espèces subaquatiques peuvent survivre à une immersion continue dans un lac aux eaux acidifiées. Lorsqu’un lac reçoit trop de nutriants comme de l’azote et des phosphores (trouvés dans les engrais, les eaux usées et les savons), il se produit une explosion de croissance des plantes. Ces plantes meurent éventuellement et, en se décomposant, elles utilisent l’oxygène disponible et réchauffent l’eau.  Les poissons qui ont besoin de beaucoup d’oxygène, comme la truite grise, ne peuvent plus survivre.
  • On estime que le tourisme nature ajoute 12 milliards de dollars par année à l’économie canadienne. Le tiers des Canadiens profitent des activités nautiques comme la baignade, la navigation de plaisance, le canoë, la pêche, le kayak et le camping.
  • Il existe plus de 900 barrages mesurant dix mètres ou plus à travers le Canada. Ces obstacles empêchent les poissons et autres espèces aquatiques de se rendre à leurs aires essentielles d’alimentation et de frayage. Ces barrages créent très souvent de façon artificielle un niveau d’eau trop bas qui peut menacer l’existence de certaines espèces (ou de leurs oeufs).
  • La température de l’eau est un élément clé pour déterminer « qui » peut vivre « à quel endroit » dans nos rivières et océans. Lorsque que le climat se réchauffe, l’eau se réchauffe aussi. Dans les systèmes d’eau douce, ce phénomène engendre plus d’évaporation, un niveau d’eau moins élevé et une moins grande disponibilité d’oxygène. 
  • Les effets d’un déversement de pétrole sur la faune et la flore sont affichés trop souvent à la une des journaux et les risques d’un déversement augmentent lorsque nous poussons davantage nos recherches pour trouver du pétrole brut dans les habitats subaquatiques. Chaque année, seulement au large des côtes sud de l’île de Terre-Neuve, le pétrole entraîne le décès de plus de 300 000 oiseaux.
  • Plusieurs pays et un grand nombre de personnes ont pêché la morue dans les Grands Bancs de Terre-Neuve à partir des années 1400, mais à cause de la surpêche et d’un déclin rapide de sa population, la pêche à la morue à l’intérieur des eaux territoriales du Canada a été suspendue en 1995. Lorsque nous pêchons plus de poissons, de mollusques et de crustacés ou de plantes que la nature peut remplacer, la population s’effondre. L’histoire tragique de la morue de l’Atlantique est un triste exemple des dangers de la surpêche.
  • Certains chalutiers océaniques laissent traîner leurs filets de pêche le long du fond océanique tuant au passage la plupart des poissons et des mollusques sur leur passage, détruisant les récifs et soulevant une boue qui obstrue les ouïes des autres espèces dans les parages. Même si ces pêcheurs sont seulement à la recherche de quelques espèces, plusieurs autres créatures subaquatiques sont victimes de ces méthodes destructrices.
  • L’homme peut parfois introduire une nouvelle espèce aquatique dans un écosystème de façon délibérée ou par négligence. Si ce nouvel arrivant s’implante, il remplacera souvent une espèce indigène. La moule zébrée en provenance de Russie est un exemple bien connu en eau douce. Depuis qu’on a retrouvé ce type de moules pour la première fois dans le lac Saint-Clair en 1986, elles se sont rapidement propagées dans tous les Grands Lacs et même plus loin. Une moule zébrée filtre environ un litre d’eau par jour soustrayant à la chaîne alimentaire le phytoplancton qui dirige le réseau trophique. Il y a maintenant suffisamment de moules zébrées dans le lac Érié pour filtrer le volume d’eau total du lac chaque semaine et pour priver les autres espèces de leur part de l’approvisionnement alimentaire
  • Lorsqu’on perturbe l’eau douce ou le littoral des océans, on mélange de la terre à l’eau. Imaginez-vous comment il est difficile de respirer en pleine tempête de poussière. Voilà la situation à laquelle les créatures marines qui vivent dans une eau boueuse sont exposées.

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