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April Overall
27 Mar 2009
La fièvre du printemps s’est emparée de nous ! La FCF profite de cette saison pour donner un coup de pouce à quatre importants projets de conservation.
Martinet ramoneur
7 500 $
Depuis 1968, la population de cet oiseau insectivore a connu un déclin de 95 %. Avec 12 000 survivants, le martinet ramoneur figure sur la liste des espèces en péril du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada depuis 2007. À l’origine, il nichait dans les arbres creux, mais à mesure que les pionniers européens ont occupé les rivages du pays, cet oiseau a élu domicile dans les cheminées. Dès le début du XIXe siècle, cet habitant des bois était devenu citadin. Mais avec les chapeaux de cheminées, les cheminées de métal, les nouvelles normes de prévention des incendies et l’exploitation forestière, le martinet peine à trouver des sites où nicher au point que ses aires de nidification sont appelées à disparaître totalement dans les vingt prochaines années. La Société de biologie de Montréal entend heureusement changer le cours des choses en construisant et en installant, dans tout le Québec, des cheminées artificielles où cet oiseau menacé pourra se multiplier.
Chardon de Russie
7 500 $
Le chardon de Russie, ou soude roulante, a envahi de vastes étendues de prairie alpestre autour du parc national de Jasper, où des populations de mouflons et de wapitis paissent pendant l’hiver. Or ce chardon exotique et très envahissant livre une âpre concurrence aux plantes indigènes qui constituent une source d’alimentation essentielle. Des chercheurs de la University of Alberta se préparent à étudier les effets du chardon de Russie sur la végétation indigène de la région, les répercussions des animaux brouteurs sur la survie et la persistance de cette plante exotique et les méthodes de lutte contre cette mauvaise herbe (herbicide, extraction manuelle ou mécanique).
Hirondelle noire
2 500 $
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| Photo: Tom Venzo-Minden Pictures |
En 1985, la population d’hirondelles noires de la Colombie-Britannique s’est effondrée pour n’être constituée que de cinq couples reproducteurs. Cette situation est attribuable à la perte d’habitat causée par l’exploitation forestière, le déboisement à des fins agricoles, l’extinction des incendies et le développement urbain. Les sites de nidification qui subsistaient étaient réquisitionnés par deux oiseaux d’origine européenne, l’étourneau et le moineau domestique, de sorte qu’il ne restait plus rien pour cette hirondelle. En 2007, la population augmenta à 650 couples grâce à la Georgia Basin Ecological Assessment and Restoration Society (société de restauration et d’évaluation écologique du bassin de Geogia) de Nanaimo, en Colombie-Britannique, qui a favorisé leur reproduction en construisant, installant et entretenant des nichoirs tout autour du détroit de Georgia. Mais après le printemps froid de 2008, leur nombre a chuté à 555 couples. En 2009, la société projette de surveiller attentivement les nichoirs près de la mer et des cours d’eau, de recenser les populations d’oiseaux et de les ramener à leurs anciens sites d’eau douce.
Abeille maçonne
5 500 $
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| Photo: Kim Taylor-Minden Pictures |
Les populations d’abeilles indigènes accusent un mystérieux déclin. Aussi l’Environmental Youth Alliance (EYA – alliance des jeunes pour l’environnement) s’emploie à attirer l’abeille maçonne bleue des vergers (Osmia lignara) dans les parcs de Vancouver. Il s’agit d’une espèce indigène non agressive particulièrement habile à polliniser les arbres fruitiers. Un choix très judicieux puisque nous devons aux pollinisateurs le tiers des aliments que nous consommons. Le groupe a installé 53 « habitations collectives » dans 50 parcs de la ville et des super-nids aux parcs Stanley, Everett Crowley et Jericho, dans lesquels 4320 abeilles femelles pourront nicher. L’EYA projette également de couvrir les parcs de Vancouver de fleurs en offrant aux parcs participants des pommiers, des plantes indigènes et des graines de fleurs sauvages sur lesquels les abeilles maçonnes pourront butiner de mars à juillet. De plus, l’EYA évitera les pesticides puisque ces produits sont capables de détruire des populations entières d’abeilles. Si Mère Nature y met du sien, les Vancouvérois pourraient entendre bourdonner quelque 65 000 abeilles maçonnes dans leurs parcs en une génération à peine !