Un scientifique citoyen est quelqu’un qui, peu importe qu’il possède une expérience ou une formation en sciences, porte un véritable intérêt au monde. Les scientifiques citoyens rassemblent de l’information, consignent leurs découvertes et partagent leurs connaissances avec d’autres pour promouvoir la compréhension. Il existe de nombreux groupes de scientifiques citoyens parmi lesquels le Six Mile Lake Conservationists Club. Non seulement les membres de ce groupe sortent-il pour rassembler des informations sur l’environnement naturel local, ils utilisent aussi ces informations pour empêcher les développeurs de détruire la terre.
« Nous avons commencé en étant un groupe de citoyens préoccupés par le développement autour lac. Nous avons perdu la bataille et ce développement s’est fait. C’était il y a six ans » raconte Anne Lewis, la présidente du club. « Nous avons alors commencé à étudier la région pour combattre les développeurs. »
Depuis sa fondation, le club a organisé divers projets pour protéger et préserver la terre et les animaux qui y vivent, ils ont conçu une route conviviale pour les animaux, bloqué l’accès des bûcherons à de grandes sections de la forêt et ont sensibilisé la communauté à la fragilité de l’environnement local.
« Nous sommes passablement impliqués dans la protection des huards. Nous avons amorcé un programme d’élimination du plomb » explique Madame Lewis. Le programme implique que les membres du club partent en bateau pour rencontrer les pêcheurs et échanger leurs hameçons à base de plomb pour d’autres qui en sont exempts.
Au fil des ans, le groupe a peu à peu pris de l’expansion et il compte actuellement 50 familles. Pour garder l’intérêt de chacun, le groupe organise des présentations de reptiles et d’oiseaux, de même que des études benthiques où le fond du lac est examiné. Un des projets majeurs est une vérification estivale de l’inventaire. Des membres choisis se rendent dans les forêts et les lacs avoisinant et examinent les types et quantités d’animaux et de plantes présents.
« Nous prenons un inventaire des espèces présentes. Si vous ne savez pas de quelle espèce il s’agit, c’est difficile de développer une façon de la protéger » explique Madame Lewis. « Nous examinons diverses espèces qui sont en déclin et sensibilisons les gens à leur égard. Nous travaillons pour peu à peu modifier les mentalités des gens. »
Jusqu’ici, cela fonctionne. Les familles de la communauté sont devenues davantage conscientes des conséquences de leurs gestes sur la terre qui les entoure et les gens ont commencé à changer. La population de crotales qui était auparavant en déclin s’est accrue quand les gens ont arrêté de les tuer et les ont vu comme des créatures vivantes plutôt que comme des prédateurs idiots. « Ils ne sont pas là pour vous chasser » relate Madame Lewis.
Au cours des prochaines années, le club prévoit offrir un plus grand nombre de présentations, procéder à des vérifications de l’inventaire et concevoir une plate-forme de nidification pour les huards. La flore et la faune locale peut être rassurée : ces scientifiques citoyens continueront de les protéger.
« Si nous ne pouvons conserver l’habitat vivant pour la faune, il ne sera plus là non plus pour nous » souligne Madame Lewis.
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